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samedi 13 septembre 2008

Naruto


NARUTO


Ah Naruto !


Cette chronique sera éminemment critique vis-à-vis d’un manga que j’ai adoré jadis et que je me plais à détester cordialement en attendant que Shonen Jump décide d’embaucher un scénariste sobre et sans complexe d’infériorité vis-à-vis de sa famille.

Cette chronique va réveler pas mal de chose sur les derniers tomes du manga. Donc si vous ne suivez pas le manga régulièrement via les correspondant japonais, ne lisez pas. En meme temps si vous lisez la suite, vous gagnerez du temps et lirez un autre manga genre Shigurui


Grandeur et décadence d’un manga destiné, il parait hein, à devenir le nouveau Dragon Ball.

J’ai découvert ce manga au détour d’une FNAC. Cela faisait des mois que j’en entendais parler sur les forums. J’avais même pu voir quelques images et autres AMV. Mais la vue d’un « ninja » blond en combinaison orange et moustachu me faisait plus penser a une fusion entre Son Goku et Mario qu’a ces guerriers de l’ombre employé par les shogun pour espionner, intimider et assassiner les indésirable.


Alors comme je vous disais, je trainais à la FNAC à la recherche d’un nouveau manga. C’était en 2004. Je feuilletais les tomes, tentant de refouler mes aprioris négatifs quand je tombe sur une scène d’anthologie :

La main d’un punk militaire traverse le torse d’un gosse. Juste derrière le gamin, qui le regarde d’un air mauvais, se trouve un mec torse nu avec une épée deux fois plus grande que lui, un bandage sur la bouche, souriant.

Comme l’auront reconnu les fans, il s’agissait de Kakashi qui faisait son premier Chidori sur Zabuza. Malheureusement c’est le jeune Haku qui reçoit l’attaque, mettant fin a sa carrière de transformiste.


A partir de la je me suis dis que le manga serait peut être plus intéressant que ne le laissait croire l’accoutrement du héros. En effet, le manga s’avérait drôle, rafraichissant, sombre par moment et doté de nombreux personnages. C’est ainsi que je suivi les aventures de Naruto alias force jaune renard, Sasuke Uchiha alias brun ténébreux et Sakura alias Groupie de Sasuke. Pendant 16 tomes, je suivais leurs aventures. D’épreuves en épreuves, je m’attachais aux ninjas de Konoha, étais ébloui par la puissance des ninjas de Suna, dont Gaara, psychopathe insomniaque. En même temps je découvrais le charisme, l’élégance et le sadisme scientifique d’Orochimaru, meilleur personnage que la série ait jamais crée. Un ninja en kimono, à la pâleur morbide, aux techniques reptiliennes et a l’ambition démesurée ne pouvait que me plaire. Sans compter que c’est un biologiste moléculaire de génie, adepte du clonage en série et immortel sur les bords.


Donc je disais que le manga état génial jusqu'à ce que l’auteur Masashi Kishimito, filez moi son adresse si vous l’avez j’ai à lui parler, entre dans un délirium visuel et scénaristique. A partir du tome 16 arrive Itachi Uchiwa, grand frère de Sasuke qui a le regard qui torture. Vous avez bien lu, il te regarde et tu souffres le martyr. Pas besoin de sceaux, de concentrations, de technique de combat, rien juste The Eye of the Uchiha.


A partir de la le manga part totalement en vrille avec des Uchiha qui pullulent a chaque tome a coup de flash back. Ensuite viennent des ninjas supposé surpuissant que sont les membres de l’Akatsuki. Finalement, il s’avèrent être soit des enfants trop émotifs (Sasori), soit des hommes plantes passifs( Zetsu), soit des immortels au cerveau atrophié ou pire des Uchiha avec des Sharingan, cet œil overcheateé qui permet d’hypnotiser les gens, de les torturer à mort, de les envoyer dans une autre dimension, de dompter les renards démonique comme des ours en peluche, d’invoquer les flammes infernales ou des guerriers moines invincibles.


Mais le pire est surtout dans la non exploitation des personnages. Apres un saut temporel de 3 ans, le prétendu personnage principal sensé s’etre entraine avec le plus puissant ninja de son village, ne sait faire que 2 techniques. Pas n’importe les quelles, celles qu’il connaissait déjà 4 ans plus tôt. A savoir se cloner et faire un micro tourbillon a l’aide d’un clone : le Rasengan La différence ?

Bah il sait faire plus de clones et son tourbillon est plus gros. Ok plus tard il apprend a faire un Rasengan ultime qui lui pète d’abord le bras ensuite attaque l’adversaire a condition que celui reste immobile, les yeux fermés, les oreilles bouchée et attende patiemment la mort.


Naruto est donc toujours aussi amoureux de Sasuke et veut le retrouver et le ramener bien que ce dernier l’ignore royalement, a failli faire tuer 4 de ses copains au cours d’une mission de « sauvetage » et tenté de lui planter un Chidori dans le cœur. « Power of Love » je vous dis.


Sasuke justement, il est devenu un dieu vivant et depuis shippunden, post fast forward de 3 ans pour les incultes. Il gagne tous ses combats « finger in the nose », humilie les invocations et monstres les plus puissants, développe des techniques imparables, se régénère en 2 secondes chrono et si ca ne suffit pas a une équipe constitués de healbot capables de le ressusciter instantanément. Et surtout son Sharingan surpasse de loin tous ceux existant et possèdent toutes les caractéristique citées précédemment, le regard de la muerte compris. Et pour combler le tout, il a un poireau dans al cervelle et fais preuve d’une logique implacable. Manipulé comme un pantin alors qu’il croit gérer, il s’est laisse emporter dans un tourbillon de vengeance et de haine inconsidéré alors que Kakashi le prévenait des le tome 4. Au tome 40 il n’a toujours pas fait le rapprochement. Le pir étant qu’était personnage prefere du mangaka, il apparait plus que Naruto lui-même ce qui détruit tout espoir de le voir douter, souffrir et encore moins perdre un combat. Il est en God Mode et puis c’est tout. Certains semblent apprécier, pas moi.


Heureusement des personnages comme Shikamaru, génie au QI impressionnant, Sakura, Jiraya, sensei de Naruto sont la pour remonter un peu le niveau avec des dialogues, des évolutions et des combat titanesques, sans yeux magiques. Quid d’Orochimaru ? Bah l’auteur l’a humilié 12 fois via ses Uchiha puis massacré car le public n’aimait pas le personnage. C’est sur qu’un méchant qui ne veut pas tout détruire mais avoir la connaissance ultime c’est embêtant à gérer. D’autant plus qu’il aurait sans doute tué Sasuke s’il devait survivre.

En résumé, et parce que si je continue je vais spoiler encore plus pour les deux péquins qui ne connaissent pas encore Naruto, le manga était génial au début mais s’est enlisé dans une logique connue de l’auteur seul, et encore j’ai des doutes pour donner une histoire incohérente ou les règles sont changées au cours du jeu, d’autres inventées pendant pour le plus grand plaisir des Uciha Fanboys et le plus grand malheur de la cohérence.

P.S.: pour les insultes c’est juste en bas dans les commentaires.

Shigurui

SHIGURUI


Un soir de février 2008, entre deux paragraphes sur les photons et leur profil de dose, je demandais à un correspondant japonais trilingue (anglais, japonais et français) de m’envoyer les premiers épisodes de Shigurui. Je savais juste que la série traitait de samouraï, de katana et d’histoire médiévale japonaise. Mais j’étais loin de me douter de la qualité esthétique de l’anime en question.


Au cours de l’année 1529, le frère cadet du shogun Tokugawa, être sadique et dérange, décide de rassembler les meilleurs bretteurs du pays afin d’organiser un tournoi à armes réelles. Malgré les protestations sanglantes de ses vassaux par le biais d’un seppuku, le daimyo refuse d’entendre raison. En effet brandir des armes dans la cours du château de Suruga pourrait être assimilé à un acte de rébellion et lui couterait ses titres, ses terres, son statu de daimyo et sa tête.


Le premier match opposera deux adversaires déjà meurtris dans leur chair:

-à gauche Gennosuke Fujiki, samouraï manchot, adepte du style Koga Ryu

-à droite Irako Seigen, samouraï aveugle, estropié et adepte du style du dragon aveugle.


Le principal intérêt de la série sera donc de savoir comment chacun des adversaires s’est retrouvé dans cet état lamentable. Et quelle force leur a permis de passer outre ces blessures pour se retrouver dans ce tournoi pour régler définitivement leurs différents. Et qui sont les deux femmes qui les accompagnent et leur accordent leur soutien sans condition ?


Shigurui vous transporte dans un Japon médiéval ou les samouraï, loin de l’image d’Epinal qui leur ai souvent associé, à savoir de braves nobles raffiné et humanistes, sont des despotes sanguinaire, calculateur qui règnent en maitre dans leur dojo, leur territoire, leur résidence.


Ainsi cruauté, souffrance soumission, sexe et soif de pouvoir rythment la vie des personnages. Notamment celle d’Iwamoto Kogan, figure de proue du manga, maitre et Némésis des deux protagonistes du duel. La violence graphique, émotionnelle de l’œuvre en rebutera plus d’un alors âmes sensibles attention.


L’adaptation animée se passe en 12 épisodes. La réalisation est impeccable avec une animation correcte, saccadé pour les besoins de l’œuvre. Plusieurs fois au cours de la série, vous aurez le sang glacé, le souffle court et aurez l’impression de voir les actions au ralenti avant et même la première entaille. Ensuite votre cœur redémarrera et le sang coulera a flot. Mais lequel restera debout ? Vous l’aurez compris l’atmosphère des duels est oppressante et n’est pas sans rappeler les films de samouraï des grands maitres, qui a dit Kurosawa ?


Inspiré d’un roman de Norio Nanjo, « le tournoi du château de Suruga », le mangaka Takayuki Yamaguchi, puis les équipe du studio MadHouse, nous livrent une fable sur la cruauté, la souffrance et l’esthétisme. Les musiques toute traditionnelles sont elles aussi un point fort de la série et collent parfaitement à l'ambiance deletere mais néanmoins magnifique de l'oeuvre.


Il est important de noter que le manga en cours de parution, 8 tomes en France, 11 au Japon est beaucoup plus détaillé que l’anime dont la fin correspond au tome 6. La narration se fait au style indirect, plongeant le lecteur dans un roman superbement illustré avec des coupa anatomique a faire pâlir d’envie n’importe quel chirurgien. Je vous le conseille fortement pour ne pas être frustré après le 12ème épisode.



dimanche 7 septembre 2008

Basilisk

BASILISK


La Japan Expo c’est génial. Grace a ce rassemblement de fan de culture japonaise, les éditeurs de DVD en profitent pour faire des soldes monstres sur leur coffret collectors, voir même de faire des sorties exclu

sives pour le festival. Et le fan que je suis, tel Indiana Jones part en quête de la série mystérieuse qui le fera passer des semaines assis sur son fauteuil. Parfois, il m’arrive de redécouvrir une ancienne série sous un nouvel angle, légal cette fois.


Cette année j’ai redécouvert Basilisk.

Les clans ninja Koga et Iga se vouent une haine sans limite. Craignant que leurs redoutables pouvoirs, ne mettent en péril l’équilibre du Japon, Hattori Hanzo, premier du nom leur a fait signer un pacte de non agression qu’ils sont tenus de respecter. Cependant Gennosuke et Oboro, respectivement petits enfants de Koga Danjo et Iga Ogen entendent bien surpasser cette haine par leur amour l’un envers l’autre. Leurs noces sont d’ailleurs imminentes.


Mais Ieyasu Tokugawa entend bien défaire le pacte pour désigner son successeur.

C’est ainsi que 10 ninjas sont désigné dans chaque clans comme cible. La haine peut de nouveau s’exprimer mais sera-t-elle plus forte que l’amour de nos deux tourtereaux ?


Basilisk est une série violente. Tant au point de vue visuel qu’émotionnel. Les ninjas, loin d’être des blondinet en jogging fluo, sont des machines à tuer avec des techniques effroyables et diverses. A chaque affrontement, le spectateur a le sang glacé de découvrir les « jutsu » de chaque membre du clan. Et que cela soit les Iga, ou les Koga, la solidarité, la fraternité et l’amour liant les individus fait prendre conscience au cours de la série que les deux ennemis partagent plus de chose qu’ils ne le pensent. Ainsi a chaque mort, la tristesse se muera en vengeance puis en haine alimentant le massacre en cours. Mais sera-t il stoppé par l’amour ou la haine l’emportera-elle ?


La réalisation est comme souvent pour les œuvres de Gonzo impeccables. Le chara-desing est varié avec des têtes reconnaissables d’entre milles. Par ailleurs l’Ost est très correcte avec un opening entrainant et un ending bien triste.


Ce "Roméo et Juliette au pays des Ninja" est une œuvre tragique sur la puissance des sentiments humains. Dans tout ce qu’ils ont de plus abjects et de magnifique. Une ode a la compréhension d’autrui qui est la seule clef pour éviter les conflits, car nous sommes tous identiques. Un animé à conseiller à la fois aux amateurs de shonen et aux fans de shojo.